La Serbie doit elle être exclue ????
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La Serbie doit elle être exclue ????
Italie - Serbie a duré sept minutes
Le match Italie-Serbie, disputé à Gênes, a été arrêté à cause de lancers de fumigènes de supporters serbes, sur la pelouse et le public. Les Serbes risquent gros. Sur la plan sportif, une défaite 0-3 sur tapis vert est une sanction possible.
Fumigènes, débordements, vitres brisés : quelques dizaines de "supporters" serbes en colère ont empêché la tenue du match opposant leur équipe à l'Italie, à Gênes. Motif de leur mécontentement : la défaite de vendredi dernier à domicile face à l'Estonie (1-3), toujours pas digérée.
L'arrivée des supporters serbes dans la cité génoise a été accompagnée de heurts avec les forces de l'ordre sans faire de blessés, selon les informations de notre bureau en Italie. Vladimir Stojkovic, a dû déclarer forfait, après que le bus de son équipe ait été menacé par des ultras serbes, et un premier fumigène. Aucune blessure grave n'a été reportée et le gardien titulaire habituel de l'équipe serbe a été le seul joueur touché par cette explosion.
Pourtant, en milieu de soirée, les officiels ont bien entrepris de débuter la rencontre. A l'entrée des équipes pour les hymnes, des feux de Bengale ont été lancés sur la pelouse. Le ton de la soirée était donné. Les joueurs sont retournés aux vestiaires et les forces de l'ordre ont alors pris place devant le parcage serbe. Mais la tension n'est pas redescendue. Des vitres isolant leur tribune de celles des locaux furent même toutes proches d'être brisées. Ultime tentative d'apaisement avant l'intervention de la police italienne : Stankovic et ses coéquipiers sont venus voir leurs "fans", pour les applaudir et leur demander le retour au calme, mais ils sont repartis très rapidement, jugeant la situation dangereuse. Le calme ne fut restauré que 30 minutes après l'heure prévu du coup d'envoi.
Dès la première minute de jeu, les Serbes sont allés de l'avant. La première action les menait directement vers le coin des supporters Serbes, sans incident... Mais après seulement sept minutes, lors d'une nouvelle incursion serbe dans la surface de Viviano, un fumigène était lancé depuis la tribune serbe et a atterri dans la surface de réparation. La partie, arrêtée, ne reprendrait plus. Les joueurs de la Squadra Azzurra ont pris le temps de saluer leurs fans dépités avant de rentrer aux vestiaires. Un bien triste spectacle donc au Stadio Luigi Ferraris de Gênes.
"La décision de suspendre le match a été prise par l'arbitre (l'Ecossais Craig Thomson) car il n'y avait plus de garantie de sécurité", a indiqué le directeur général de la Fédération italienne, Antonello Valentini. "C'est une grande amertume, pour tous nos tifosi, pour le public de Gênes, pour les Serbes aussi". Pour la Serbie, sa chance de qualification à l'Euro 2012 se réduit : en exprimant ainsi leur colère après la défaite de vendredi dernier, leurs "supporters" risquent de faire perdre leur équipe sur tapis vert (3-0)... Décision de l'UEFA à suivre dans les prochaines heures.
Eurosport
Serbie : aux racines du scandale
Les actes des supporters serbes qui ont scandalisé l'Europe, mardi en Italie, étaient prémédités par des groupes qui sont les bras armés des formations d'extrême-droite encore puissantes. Partout où l'image de l'Etat de droit peut être ternie, leur force de nuisance se déploie. Enquête.
"Ce n'est pas seulement une attaque contre le football, c'est aussi une attaque contre l'Etat". C'est par ces mots d'une rare solennité que le président de la fédération serbe de football Tomislav Karadžić a commenté, mercredi, les graves incidents qui ont empêché le match Italie-Serbie d'avoir lieu, la veille. Pour bien comprendre ce qui est en jeu dans ce scandale, il faut aller au-delà des évènements de mardi soir. Problèmes sportifs et défi politique s'imbriquent dans cette affaire grave qui a fait resurgir le souvenir du Heysel chez tous ceux qui ont connu le drame de 1985. Sportivement, la Serbie était dans une période difficile, avec cette humiliante défaite 1-3 à domicile contre l'Estonie samedi dernier, et les quelques incidents qui ont suivi avec les supporters. Par ailleurs, le licenciement de l'ancien sélectionneur Radomir Antić, très respecté par les joueurs et les supporters, avait déjà sacrément tendu les relations entre les ultras et la fédération. Enfin, le cas du gardien Vladimir Stojković a fini par attiser toutes les rancoeurs. Formé à l'Etoile Rouge de Belgrade, il a commis cet été le "crime" de rejoindre le Partizan Belgrade, un pas que moins de dix joueurs ont osé franchir en soixante-cinq ans d'histoire. Depuis, celui-ci est la cible privilégiée des supporters de l'Etoile Rouge, dont faisait partie Ivan Bogdanov, l'homme au passe-montagne qui faisait la Une de la presse hier.
Cette accumulation de tensions sportives se superpose surtout à une situation politique très tendue où les hooligans jouent le rôle de bras armé de toutes les forces d'extrême droite, ultranationalistes, anti-européennes, anti-parlementaires. Elles sont encore puissantes, dix ans seulement après la chute de Slobodan Milošević, et s'opposent explicitement à l'Etat de droit. Certains supporters utilisent cette posture pour justifier leur violence, d'autres sont vraiment impliqués dans ce combat politique. Quoi qu'il en soit, la capacité de mobilisation et de nuisance sociale de ces groupes dépasse de très loin le cadre du football, comme on a pu le voir dimanche dernier lors de la Gay Pride organisée à Belgrade, où les hooligans ont affronté la police pendant de longues heures de façon très violente. De ce point de vue, ce qui s'est passé à Gênes était tout à fait prévisible, et peut être considéré comme la deuxième mi-temps du match commencé dimanche, opposant les hooligans à l'Etat serbe. Peu importent les sanctions, peu importe le football.
La Coupe Davis sous surveillance
"Nous avions des éléments nous laissant à penser que quelque chose allais se passer, que ces hooligans avaient un plan prédéterminé, avec l'ambition de frapper les esprits, a ajouté Karadzic, conscient que les événements n'étaient pas imprévisibles. Même le car de nos propres joueurs a dû être défendu par les carabiniers, c'est désolant." Pour ces groupes, dont la puissance, la réputation, et l'aura au sein de la population remontent aux années de guerre, toutes les occasions sont bonnes pour mettre en difficulté un Etat de droit et un gouvernement qu'ils estiment illégitimes. Alors que la Secrétaire d'Etat Américaine Hillary Clinton - autrement dit, l'épouse de l'homme qui a bombardé Belgrade en 1999 - est en visite dans la région, et que les ministres de l'Union Européenne doivent accorder ou pas à la Serbie le statut de candidat à l'UE, l'image qui a été donnée du pays dans toute l'Europe a été calamiteuse, et il est possible que cela retarde le processus d'adhésion pour la Serbie.
Ce serait une victoire pour les hooligans qui se nourrissent du désordre et de la stagnation du pays. A chaque fois que l'image de la Serbie sera en jeu à l'étranger comme mardi soir, il existera toujours la menace d'actes de violences, comme autant de défis lancés à l'Etat serbe de la part de ceux qui veulent le renverser. On peut donc s'attendre à des mesures de sécurité maximales pour la prochaine finale de Coupe Davis opposant, début décembre, la France à la Serbie à Belgrade.
eurosport
Doit on tolérer que la politique, des extrémistes, des voyous continuent de prendre le sport en otage ?
L'Angleterre a été bannie des années pour ses hooligans, acceptera t' on encore longtemps les faits des serbes qui n' en sont pas à leur coup d' essai ?
Comment voyez vous les choses et qu' en pensez vous ?
Le match Italie-Serbie, disputé à Gênes, a été arrêté à cause de lancers de fumigènes de supporters serbes, sur la pelouse et le public. Les Serbes risquent gros. Sur la plan sportif, une défaite 0-3 sur tapis vert est une sanction possible.
Fumigènes, débordements, vitres brisés : quelques dizaines de "supporters" serbes en colère ont empêché la tenue du match opposant leur équipe à l'Italie, à Gênes. Motif de leur mécontentement : la défaite de vendredi dernier à domicile face à l'Estonie (1-3), toujours pas digérée.
L'arrivée des supporters serbes dans la cité génoise a été accompagnée de heurts avec les forces de l'ordre sans faire de blessés, selon les informations de notre bureau en Italie. Vladimir Stojkovic, a dû déclarer forfait, après que le bus de son équipe ait été menacé par des ultras serbes, et un premier fumigène. Aucune blessure grave n'a été reportée et le gardien titulaire habituel de l'équipe serbe a été le seul joueur touché par cette explosion.
Pourtant, en milieu de soirée, les officiels ont bien entrepris de débuter la rencontre. A l'entrée des équipes pour les hymnes, des feux de Bengale ont été lancés sur la pelouse. Le ton de la soirée était donné. Les joueurs sont retournés aux vestiaires et les forces de l'ordre ont alors pris place devant le parcage serbe. Mais la tension n'est pas redescendue. Des vitres isolant leur tribune de celles des locaux furent même toutes proches d'être brisées. Ultime tentative d'apaisement avant l'intervention de la police italienne : Stankovic et ses coéquipiers sont venus voir leurs "fans", pour les applaudir et leur demander le retour au calme, mais ils sont repartis très rapidement, jugeant la situation dangereuse. Le calme ne fut restauré que 30 minutes après l'heure prévu du coup d'envoi.
Dès la première minute de jeu, les Serbes sont allés de l'avant. La première action les menait directement vers le coin des supporters Serbes, sans incident... Mais après seulement sept minutes, lors d'une nouvelle incursion serbe dans la surface de Viviano, un fumigène était lancé depuis la tribune serbe et a atterri dans la surface de réparation. La partie, arrêtée, ne reprendrait plus. Les joueurs de la Squadra Azzurra ont pris le temps de saluer leurs fans dépités avant de rentrer aux vestiaires. Un bien triste spectacle donc au Stadio Luigi Ferraris de Gênes.
"La décision de suspendre le match a été prise par l'arbitre (l'Ecossais Craig Thomson) car il n'y avait plus de garantie de sécurité", a indiqué le directeur général de la Fédération italienne, Antonello Valentini. "C'est une grande amertume, pour tous nos tifosi, pour le public de Gênes, pour les Serbes aussi". Pour la Serbie, sa chance de qualification à l'Euro 2012 se réduit : en exprimant ainsi leur colère après la défaite de vendredi dernier, leurs "supporters" risquent de faire perdre leur équipe sur tapis vert (3-0)... Décision de l'UEFA à suivre dans les prochaines heures.
Eurosport
Serbie : aux racines du scandale
Les actes des supporters serbes qui ont scandalisé l'Europe, mardi en Italie, étaient prémédités par des groupes qui sont les bras armés des formations d'extrême-droite encore puissantes. Partout où l'image de l'Etat de droit peut être ternie, leur force de nuisance se déploie. Enquête.
"Ce n'est pas seulement une attaque contre le football, c'est aussi une attaque contre l'Etat". C'est par ces mots d'une rare solennité que le président de la fédération serbe de football Tomislav Karadžić a commenté, mercredi, les graves incidents qui ont empêché le match Italie-Serbie d'avoir lieu, la veille. Pour bien comprendre ce qui est en jeu dans ce scandale, il faut aller au-delà des évènements de mardi soir. Problèmes sportifs et défi politique s'imbriquent dans cette affaire grave qui a fait resurgir le souvenir du Heysel chez tous ceux qui ont connu le drame de 1985. Sportivement, la Serbie était dans une période difficile, avec cette humiliante défaite 1-3 à domicile contre l'Estonie samedi dernier, et les quelques incidents qui ont suivi avec les supporters. Par ailleurs, le licenciement de l'ancien sélectionneur Radomir Antić, très respecté par les joueurs et les supporters, avait déjà sacrément tendu les relations entre les ultras et la fédération. Enfin, le cas du gardien Vladimir Stojković a fini par attiser toutes les rancoeurs. Formé à l'Etoile Rouge de Belgrade, il a commis cet été le "crime" de rejoindre le Partizan Belgrade, un pas que moins de dix joueurs ont osé franchir en soixante-cinq ans d'histoire. Depuis, celui-ci est la cible privilégiée des supporters de l'Etoile Rouge, dont faisait partie Ivan Bogdanov, l'homme au passe-montagne qui faisait la Une de la presse hier.
Cette accumulation de tensions sportives se superpose surtout à une situation politique très tendue où les hooligans jouent le rôle de bras armé de toutes les forces d'extrême droite, ultranationalistes, anti-européennes, anti-parlementaires. Elles sont encore puissantes, dix ans seulement après la chute de Slobodan Milošević, et s'opposent explicitement à l'Etat de droit. Certains supporters utilisent cette posture pour justifier leur violence, d'autres sont vraiment impliqués dans ce combat politique. Quoi qu'il en soit, la capacité de mobilisation et de nuisance sociale de ces groupes dépasse de très loin le cadre du football, comme on a pu le voir dimanche dernier lors de la Gay Pride organisée à Belgrade, où les hooligans ont affronté la police pendant de longues heures de façon très violente. De ce point de vue, ce qui s'est passé à Gênes était tout à fait prévisible, et peut être considéré comme la deuxième mi-temps du match commencé dimanche, opposant les hooligans à l'Etat serbe. Peu importent les sanctions, peu importe le football.
La Coupe Davis sous surveillance
"Nous avions des éléments nous laissant à penser que quelque chose allais se passer, que ces hooligans avaient un plan prédéterminé, avec l'ambition de frapper les esprits, a ajouté Karadzic, conscient que les événements n'étaient pas imprévisibles. Même le car de nos propres joueurs a dû être défendu par les carabiniers, c'est désolant." Pour ces groupes, dont la puissance, la réputation, et l'aura au sein de la population remontent aux années de guerre, toutes les occasions sont bonnes pour mettre en difficulté un Etat de droit et un gouvernement qu'ils estiment illégitimes. Alors que la Secrétaire d'Etat Américaine Hillary Clinton - autrement dit, l'épouse de l'homme qui a bombardé Belgrade en 1999 - est en visite dans la région, et que les ministres de l'Union Européenne doivent accorder ou pas à la Serbie le statut de candidat à l'UE, l'image qui a été donnée du pays dans toute l'Europe a été calamiteuse, et il est possible que cela retarde le processus d'adhésion pour la Serbie.
Ce serait une victoire pour les hooligans qui se nourrissent du désordre et de la stagnation du pays. A chaque fois que l'image de la Serbie sera en jeu à l'étranger comme mardi soir, il existera toujours la menace d'actes de violences, comme autant de défis lancés à l'Etat serbe de la part de ceux qui veulent le renverser. On peut donc s'attendre à des mesures de sécurité maximales pour la prochaine finale de Coupe Davis opposant, début décembre, la France à la Serbie à Belgrade.
eurosport
Doit on tolérer que la politique, des extrémistes, des voyous continuent de prendre le sport en otage ?
L'Angleterre a été bannie des années pour ses hooligans, acceptera t' on encore longtemps les faits des serbes qui n' en sont pas à leur coup d' essai ?
Comment voyez vous les choses et qu' en pensez vous ?

jarlandine- Supporter (-trice) numéro 1 de Raymond Domenech
Re: La Serbie doit elle être exclue ????
C'était les clubs anglais qui avaient été exclus surtout à cause du nombre de morts mais pas l'équipe nationale.

Lomaia37- Pense que Bernard Diomède méritait sa place dans l'EDF de 98
Re: La Serbie doit elle être exclue ????
L'Italie sur tapis vert, la Serbie punie
La commission de discipline de l'UEFA a donné vendredi match gagné 3-0 pour l'Italie contre la Serbie et a infligé à la Serbie un match à huis clos ferme à domicile et un avec sursis après les incidents provoqués par des supporteurs serbes lors de Italie-Serbie du 12 octobre.
eurosport

jarlandine- Supporter (-trice) numéro 1 de Raymond Domenech
Re: La Serbie doit elle être exclue ????
jarlandine a écrit:
L'Italie sur tapis vert, la Serbie punie
La commission de discipline de l'UEFA a donné vendredi match gagné 3-0 pour l'Italie contre la Serbie et a infligé à la Serbie un match à huis clos ferme à domicile et un avec sursis après les incidents provoqués par des supporteurs serbes lors de Italie-Serbie du 12 octobre.
eurosport
Une bonne décision, même si ça rendra pas les hooligans plus sympa...

adidon- Pense que, quand on parle du Roi Pelé, on parle de Yohann Pelé
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